Gemmes
Pour recevoir le nom de gemme, un minéral doit répondre à plusieurs critères, de dureté, d'éclat, de transparence, de couleur et aussi de rareté. C'est pourquoi seules quelques espèces minérales peuvent être désignées sous cette appellation. Utilisées en joaillerie dès les civilisations anciennes, les gemmes font l'objet, depuis lors, d'un véritable travail artistique.
Parmi les gemmes, les pierres fines désignent les pierres minérales transparentes, voire translucides : aigues-marines, topazes, chrysobéryls, tourmalines, améthystes, zircons, opales etc. Les pierres ornementales translucides ou opaques sont, entre autres, le jade, les turquoises, les lapis-lazulis, les agates, les jaspes, etc.
Depuis les temps les plus reculés, l'homme a recherché certaines pierres qui se distinguaient de leur environnement par leurs vives couleurs et leur inaltérabilité. On attribua longtemps des vertus magiques à ces gemmes, et, aujourd'hui encore, certains pensent volontiers qu'elles portent bonheur : ce sont les fameuses " pierres du mois " correspondant aux divers signes du zodiaque...
Dans le but d'accroître leurs pouvoirs surnaturels, l'homme, très tôt, entreprit d'y graver des signes : ainsi naquit la glyptique, ou gravure sur gemme, qui apparut, avec le sceau, en Asie Mineure, dès le IVe millénaire av. J.-C. Plus tard, la glyptique fut perfectionnée par les égyptiens, puis par les Grecs et les Romains, et on assista alors à une éclosion d'intailles et de camées, parmi lesquels de véritables chefs-d'œuvre dont certains peuvent encore être admirés aujourd'hui (Musée national de Naples).
Au Moyen Âge, et jusqu'à la Renaissance, ce fut une véritable débauche de pierres précieuses et autres gemmes qui servirent à la fabrication d'objets ornementaux de plus en plus richement décorés, et d'habits d'apparat de toutes sortes.
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